En ces temps de palme d’or.
Eh ! Oui, il ne sera pas dit que Layeule ait jamais rechigné à l’ouvrage (surtout un lundi de Pentecôte), c’est d’ailleurs pour cela que je m’astreins à une règle très stricte, me tenir au courant de l’actualité.
Je pensais que ce Festival de Cinéma, par le clinquant qu’il véhicule, le système marchand dont il se fait le chantre, n’était en rien une école d’éducation populaire, ma spécialité. Mais cette fois je me dois de revoir ma conception des choses, non pas que l’air du temps me gagne, seul, pardon cher Fanfan, il s’agit de ton clone, Dieu et Satan sont des « sociaux-traîtres ».
Venons-en au fait ! Le jury du festival de Cannes a couronné « 4 Mois, 3 semaines et 2 jours » réalisé par Cristian Mungiu. Film qui raconte le sempiternel combat des femmes, ici Roumaines, pour assumer leur liberté de concevoir, seulement lorsqu’elles en ont décidé ainsi, sans passer par les faiseuses d’anges.
D’ailleurs à l’heure où bruissent, dans les couloirs de « Solfé », des rumeurs sur la nécessaire re-fondation des idées, des pratiques… surtout des idées, que le Projet Socialiste n’a pas su ou pu mettre en avant, il serait temps de réfléchir et mettre en valeur des objectifs de luttes, de résistances -appelez cela comme vous le voulez- pourvu qu’ils soient facilement imprègnables par toutes et tous, défendus sans cesse, car économiquement cohérents.
Certes il y a la défense du pouvoir d’achat, par le biais d’une véritable ré-évaluation de la politique salariale. Oui il y a le nécessaire ré-équilibrage des pouvoirs, ou reforme institutionnelle, oui il faut avancer sans relâche nos options quant à une meilleure redistribution des richesses. Mais est-ce là les seules voies à envisager.
Mais me direz-vous quel lien avec ce film primé à Cannes…Les femmes ont de tout temps lutté pour la reconnaissance de droits nouveaux, le droit de vote, l’insoumission au patriarcat, l’égalité homme/femme dans tous les domaines, et l’avortement, objet du film. Il en est un que les différents gouvernements, y compris ceux que nous soutenions, n’ont pas abordé, et qui faciliterait grandement la condition de toutes celles qui travaillent, à savoir, la création de crèches, simplement des crèches d’entreprises.
Ce concept existe et fonctionne plutôt bien dans les pays nordiques, quelques entreprises françaises, trop peu, ont décidé de franchir le pas.
Amplifions ce mouvement, par cette lutte, nous améliorerons notre sort, celui de nos enfants, de certains hommes, aussi.
Amies, amis quel que soit votre statut, aux armes, Résistance.
LouiseM10layeule

IMPOSE TOI DANS LE DEBAT














